Ma vie au dessus d'une brasserie bar à Strasbourg


J'avais déjà évoqué sur ce blog  de l'ouverture de  ce brasserie bar... en dessous de chez moi. (Petit aparté, cet article a été lu plus de 50000 fois !). Donc on peut dire  deux mois se sont à peu près écoulés.

Aujourd'hui, ce n'est pas joyeux du tout. J'ai eu des rapports cordiaux avec le restaurateur jusqu'à ce que je prenne les choses en mains : réunions de de riverains et lettres recommandées. Ma santé est en jeu maintenant.

C'est stupide de ne plus se parler mais voilà c'est comme cela. Cela me permet en fait maintenant de chercher les informations au près de différentes administrations ou d'experts pour régler mon problème.

Bien que le restaurateur ait fait une isolation du plafond, j'entends sous mon plancher les bruits mobiliers (déplacement chaises, tables), les talons, la musique, les flots de conversation, l'ouverture de la porte d'entrée... et même les applaudissements.


Parlons de... la rue. Les fenêtres ne sont pas isolées phoniquement, c'est vieux bâtiment donc j'entends par moment les conversations. Quand il y a beaucoup de fumeurs dehors, c'est pénible. Le portier fait un peu son boulot mais pas suffisamment. Pour dormir ou travailler, il m'arrive d'ouvrir la fenêtre pour faire un appel au calme. C'est très embarrassant !

J'ai fait pas mal de choses pour l'instant :  rapports au restaurateur, demander plusieurs fois par soirée demander au personnel de s'occuper de la cour intérieure car on entend les rires et les voix.

Ben... cela n'a pas servi à grand chose. En fait, je n'ai plus d'autres choix pour résoudre ces problèmes de téléphoner à la police municipale. C'est un choix difficile à prendre : si j'ai bien compris, non seulement, la clientèle sera verbalisée mais aussi le restaurateur. Et puis il y a aussi une solution, écrire au maire pour demander une ronde de la police municipale. (Opération tranquillité).



A Strasbourg, il y a une charte de la vie nocturne.. Les mots sont beaux.. Et franchement, si  ce restaurateur pouvait l'appliquer ! Je ne demande que cela.

L’arrêté du maire de Roland Ries du 9 juillet 1998 est pourtant clair dans son article 1 :
Sont interdits de jour comme de nuit, sur le territoire de la commune de Strasbourg tous bruits causés sans nécessité ou dus à un défaut de précaution ou de surveillance, susceptibles de porter atteinte à la santé des habitants ou au repos et à la tranquillité du voisinage
Et ce n'est pas fini,  j'ai un extracteur d'air à moins de 8 mètres de mes fenêtres qui fait beaucoup de bruit. Cette proximité fait peur. Qu'est-ce qui se passera en cas d'incendie ?




Le restaurateur a décidé d'avoir des terrasses sous mes fenêtres cet été ! Imaginez vous les fenêtres fermées, j'entends la pluie !



J'ai dormi à Doha, Dubai, Dakha, Bangkok, Londres, Casablanca, Madras, Manille, Melbourne, Singapour, Abu Dhabi, Zanzibar, Nairobi, Agadir, Paris, Manana, Doha, Al Ain, Muscate, Paris, Madrid, Dehli, Colombo, Zurich, Francfort, Madras, Bombay, Trivandrum, Berlin.. Maintenant mes pires nuits sont dans la ville où je suis née !

PS : Volontairement je n'ai pas cité la brasserie, car je ne veux pas lui faire de la pub ! Les photographies sont les miennes. Elles proviennent de la série que j'avais faites  lors du tournage de Sherlock Holmes à Strasbourg

À votre tour maintenant, si vous avez rencontré ce genre de problèmes, comment avez-vous réagi ? Quelles ont été vos solutions ?
Ma vie au dessus d'une brasserie bar à Strasbourg Ma vie au dessus d'une brasserie bar à Strasbourg Reviewed by Tomate Joyeuse on novembre 19, 2016 Rating: 5

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