Strasbourg : Vivre au dessus d'une terrasse

août 23, 2017


Les terrasses avaient été installées illégalement pendant quelques semaines sous mes fenêtres... En fait l'adjoint au maire et le service hygiène s'y étaient opposés... et ensuite.. après un repos bienfaiteur... elles ont été remises.

Le maire ne sanctionnera pas l'occupation irrégulière du domaine public.  On m'a répondu :
"Elles ne sont pas restées longtemps"
Bref, à Strasbourg tout se passe dans la parfaite anarchie sous la bienveillance de la mairie.

Oubliez la réglementation du bruit, l'arrêté municipal de Roland Ries de 1998, la charte des terrasses, la charte de la vie nocturne.... Vous pouvez tout faire..

Et pourtant nous étions nombreux dans la rue à nous opposer à ces terrasses. On nous a dit : Envoyez des écrits.. On a écrit. Et puis a été signé l'autorisation des terrasses.

Le plus étonnant est que est la ville a organisé un Sommet Citoyen pour l'adoption d'un pacte démocratique engageant élus-es et strasbourgeois-es. Franchement... on se fout de qui ?? Où est la démocratie ? Où est le respect de l'être humain ?

Bref, oubliez la démocratie, l'avis des strasbourgeois. Aujourd'hui, nous les avons ces foutus terrasses dans une ruelle étroite. Et moi, j'ai les terrasses sous mes fenêtres.. J'entends les fenêtres fermées : les rires des gens, les couverts sur les assiettes, le brouhaha de la clientèle...  Comme mon appartement a été insonorisé, il est très chaud...

Vivre dedans devient étouffant et frustrant. Je ne peux pas l'aérer. Je suis obligée de travailler dans ma cuisine... et je ne suis pas la seule à vivre ainsi dans ma rue. Et si je veux ouvrir les fenêtres.. je subis la puanteur :  les odeurs de cuisine et de cigarettes... Le soir et le matin, j'entends le rangement du mobilier à l’intérieur de mon appartement.

La police municipale considère que ce sont des bruits de vie.... ??  Des bruits de vie, cet enfer quotidien.. Un policier m'a dit de déménager.

Cette semaine, le restaurateur nous a fait ôter les vélos dans notre immeuble car c'est une issue de secours... Mais quand on dit : il n'y a pas de place pour une voiture de secours.. on nous rétorque on déplacera le mobilier des terrasses.... Cherchez la logique. On demande des explications à la mairie, on ne nous répond pas.

Quoi qu'il en soit, le personnel ne gère pas la clientèle et cela depuis des mois. La mairie le sait, mais ne fait rien.

Et pourtant, j'aime la ville, sa gaieté, son dynamisme, sa beauté et ses bruits citadins normaux.. J'adore vivre dans le centre ville mais pas de cette façon.

Voici ce que c'est de vivre à Strasbourg...

La photo est à titre d'illustration. Pour des raisons évidentes de protection de droit à l'image, je n'ai pas souhaité prendre les clients. Cette photo fait partie du domaine public. Elle vient du site Unplash. Elle a été prise par Naomi Hutchinson

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