Strasbourg : Piétonisation de la Rue du 22 Novembre : un havre de paix ?

15 déc. 2019 Rue du Vingt-Deux Novembre, 67000 Strasbourg, France

Les travaux de piétonisation la rue du 22 novembre sont terminés et les Strasbourgeois ont pu découvrir le travail imaginé par la ville.

Fort heureusement, le projet qui avait été voté à main levée lors de la réunion publique, n'a pas été suivi. Nous n'avons pas le zigzag de la piste cyclable qui donnait plus de place aux terrasses des bars. La piste cyclable est bien centrale avec de la place (ouf) laissée pour les véhicules de secours.

Je dois reconnaître que c'est très joli mais par contre pour les riverains c'est une autre paire de manche. On nous avait présenté le projet joliment  :
Un cours arboré revisité, ponctué de deux oasis fait oublier le son de la ville le temps d’un instant. Ce sont les chants des oiseaux, le clapotis des fontaines à boire, et les rires des enfants qui remplissent le paysage.
Qu'en est-il réellement ? 

Il n'y aura pas de statue réfléchie en concertation avec les riverains. C'est La Fondation pour Strasbourg et l’association Strasbourg Europa qui ont été choisie pour exposer un oeuvre monumentale de l’artiste allemand Ewerdt Hilgemann.



Nous pouvons découvrir des arbres avec des fleurs très lumineuses pour la période des festivités du marché de Noël. A savoir que ces illuminations ont été mises en place par la ville et sont allumées toute la journée et toute la nuit. 

Qu'en est-il de la pollution lumineuse ? Je vous invite à voir, à ce sujet, ce reportage de France 3 Normandie.



Beaucoup commerces du centre ville laissent leur lumière allumées toute la nuit en toute illégalité L'arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses est claire pourtant : 

III. - Les éclairages des bâtiments non résidentiels définis au d sont allumés au plus tôt au coucher du soleil et sont éteints au plus tard à 1 heure du matin. Les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel sont éteints au plus tard une heure après la fin de l'occupation de ces locaux et sont allumés à 7 heures du matin au plus tôt ou 1 heure avant le début de l'activité si celle-ci s'exerce plus tôt.
Je m'interroge sur leur utilité ? Est-ce pour empêcher les SDF dormir dans les rues de Strasbourg ?

Un conteneur, pouvant contenir plusieurs mètres cube de bouteilles de verre, encastré au sol, a fait son apparition devant la poste.

L'adjoint de quartier, Paul Meyer, ne l'a jamais été présenté à aucune réunion publique. Décision donc prise en catimini.


Plusieurs fois par jour, tous les jours de la semaine, les bistrotiers traînent sur les pavés leur caddies débordant de bouteilles. Ils vont les vider dans le conteneur sans aucun ménagement. Ce conteneur sera vidé par les services de la ville, le matin . Mais pourquoi la ville ne l'a-t-elle pas mis devant les brasseries Meteor et Street Bucher ?

Bien qu'il soit utile, je vous le demande mes braves gens, qui d'entre vous voudrait un conteneur à côté de chez soi ?

Les uns désœuvrés la nuit hurlent, beuglent et les autres baladent avec leur téléphone crachant de la musique. Certains n'hésitent à laisser leurs détritus à défaut de les mettre dans des poubelles qui font défaut, dans la rue des aveugles. 


Est-ce que le zoo de l'orangerie va se déporter au centre ville ? C'est la question que je me suis posée en entendant un soir un homme faire l'orang-outang.

Nous avons maintenant deux grandes brasseries : Street Butcher et  Méteor. Cette dernière a déjà une dérogation tardive pour ses terrasses à 1 h30 et j'ai entendu qu'elle aurait probablement une ouverture tardive à 4 heures du matin.

J'ai du mal à comprendre ces ouvertures tardives et quand je pose les questions (légitime) à la responsable des débits de boissons et de la vie nocturne sur ses critères d’octroi à Strasbourg  : silence radio. Est que ces ouvertures nocturnes deviendront une généralité pour toute la ville ? 

Strasbourg est-elle réfléchie pour les bistrotiers ou pour ses habitants ? Je rappelle que Strasbourg s'est engagée au près de l'Unesco à respecter plusieurs éléments de la gestion urbaine dont  : 
La charte des terrasses, le règlement d’occupation du domaine public et le règlement local de publicité ont permis d’engager un aménagement harmonieux de l’espace public. 
Sommes-nous de bons élèves ? Pourquoi s'engager pour un plan de gestion si on ne veut pas le tenir ? 

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